Buterere, »le vase débordé »

Buterere, »le vase débordé »

Depuis près de trois ans que le dépotoir de Buterere a été déclaré saturé par la mairie de Bujumbura, il est dommage de constater que les camions des sociétés de collecte d’ordures ménagères continuent d’y décharger des immondices.

Effectivement, depuis 2019, La mairie a bénéficié d’un terrain dans la zone Muzinda de la commune Rugazi en province de Bubanza destiné à prendre la relève de celui de Buterere, mais ce dernier n’est toujours pas aménagé. Interpellée par cette problématique, ODEB en  collaboration avec Burundi news Publications (BNP) a effectué une descente sur terrain au dépotoir de Buterere pour relever les  éventuels défis environnementaux et sanitaires occasionnés  par les immondices de cette décharge dont la délimitation n’est plus connue au vu des habitations, écoles, marchés de fortune, restaurants ,bars , lieux de cultes (églises et mosquées) etc. qui pullulent un peu partout autour dudit dépotoir ce qui menace la situation sanitaire des habitants de la localité et de ceux qui y exercent leurs activités quotidiennes.

Cette descente avait surtout pour objectif de recueillir les impressions des personnes trouvées sur terrain. A ce sujet, force est de constater qu’il y a divergence de points de vue à l’égard du dépotoir « saturé ».  Entre les propriétaires de parcelles et ceux  qui s’y rendent pour remuer les restes des déchets en quête d’objets recyclables ou de restes de nourriture, le torchon brule !

Pour les habitants des quartiers Mugaruro et Mubone, il est inconcevable que la mairie laisse  les sociétés de collecte de déchets continuer  à décharger les immondices autour de leurs parcelles. D’autre part on y trouve un nombre considérable de femmes, enfants et hommes de tout âge qui sans aucun complexe affirment que sans ce dépotoir ils ne sauraient à quel saint se vouer. Selon ces pauvres gens c’est l’expansion de la ville de Bujumbura qui est à l’origine de leur malheur, car il y a cinq ou six ans, bon nombre d’entre eux étaient des riziculteurs dans les localités de Kiyange, kinyankonge tous devenus des quartiers péri-urbains.

About Author

Admin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *